
Avons nous vraiment quelque chose d'intéressant à dire en ces jours de fête nationale et de Garden-Party aux fréquentations quelques peu douteuses ? En ces temps de libération d'Ingrid ? En ces moments de leçon de morale à deux balles qu'un Président voudrait donner à un cameraman de France 3 accessoirement preneur de son ou porteur de café ? En ces temps où ce même Président traitait de « pauv'con » un blaireau qui ne pensait qu'à passer au zapping de Canal et au journal de 20 heures verrouillé grossièrement sans classe aucune ? Curieusement je pense que oui. Nous avons des mots si doux à cracher qu'ils sont dures parfois à entendre pour ceux qui ne les comprennent pas. Nous avons tellement d'amours maladroites sur les étagères de nos âmes que ne nous savons plus pourquoi elles sont toujours là. Nous sommes dans une époque de non compréhension générale, dans une période où tout tourne autour d'un satellite ombilical. Ne vous étonnez pas de ne plus exister pour votre voisin, pour ceux que vous aimez, pour ceux que vous détestez, ne vous étonnez de rien et soyez blasés de tous. Mais parlez, chantez et vivez. Il est utile rien que pour moi de vous sentir vivants, il est essentiel rien que pour vous de savoir que vous comptez sans doute pour quelqu'un quelque part. Pour quelqu'un qui croit en vous sans aucune trace de suspicion, qui a foi en vous avec une belle naïveté d'enfant, pure et fidèle. Alors tout ces maux se heurteront à tous vos mots, tous vos sourires. Ils glisseront sur la connerie qu'ils ont eux même généré. En sortirez vous grandis ? Non, surtout pas, mais vous serez vous et ça, c'est bien là l'essentiel.
